Chiens avides et cornets de sortie
Bouche vivace du chemin désert
Où randonner vers une torpeur pelée
Etreinte par des rideaux nocturnes
Béance crénelée de roches voilées
Terre farouche où perdre ses plaintes
Eventail de fusillades hivernales
Les chasseurs bêlent sous leurs tirs
Puis tirent implacables sur des fuites sanglantes
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Tu veux un statut
Etre toi
Avec un Ego valorisé et reluisant
Protégé(é)
Les mains de l’automne flottent sur tes puits d’ombre
Emplissent d’échos feuillus tes sentiers battus
Jusqu’aux pentes esseulées et aux champs décharnés
Tu veux être respecté(e)
Flots d’écueils morts né(e)s qui tressaillent
Derrière des bruyères sans vigueur
Et quelques coteaux granitiques calcinés
Rongés en bouquets de braise barrant les vallées ouvertes
Par-dessus des troupeaux mastodontes
L’air se prosternant et frissonnant au soir luisant
Comme une caresse de ravin
Enfuie dans le sol mutique
Pointant ses courants aux arêtes montagneuses
Percées de grêles et de pluies acidulées
Rafraîchissant des floraisons rougeâtres
Zébrées d’empreintes stellaires
Crois-moi il n’y pas d’issue en dehors
Du pire assumé
Du dégagement loyal et sacré
Hors du conditionné
Le reste n’est que vanités
Pourriture déjà effacée