Vit le chaos
Les torts et les bouches avides
Des poumons sombres et froids
Rien n'échappe à l'atrocité de la fusion
Des fausses âmes sœurs
Qui n'ont jamais existé
Toute échappée
Sombrant vers les embûches
Cependant que s'épanche un ciel humide et zébré
En attente que se pointe l'inouï
Qui va avec le jour
Comment interdire le flétrissement
Et les eaux usagées des relations finissantes
Raclures de la peur qui flottent
Dans la vallée des poisons
Tenir en échec le glas
Préparer un feu de Bengale
Se refaire une face quantique
Sous le grand œuvre des soirs éteints
Hors de prix
L'écartèlement des passe passe
Se déploie putride et résolu
Disney
Nous mangeons des gaufres mal réchauffées
Goût de brique
Et dans les reins l'irrésolu qui sape
A l'ombre de miniatures divines
Et nous allons crever ailleurs
Après une belle crémaillère
Et deux plongeons dans les abysses
D'un tsunami télévisé
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
De la lumière
Et des forts qui écrasent et survivent
De la volonté
Et des mouches qui se collent aux plaies
De la nuit
Et des cœurs anémiés
De la connaissance
Et des viols à l'arrière de façades repeintes
La joie qui s'étale pour les simples
Dans des contrées incestueuses
Des fillettes avalées par des océans ricanant
Et des foules traquant sans fin
Le mécréant et les distractions
En attendant d'être mis sous pierre
Là où les désirs enfin s'éclipsent
Dans les yeux de leurs visiteurs
Elévation qui saigne et singe
La pluie injecte un peu de répit
Des couleurs rehaussées
Avant que le silence enténébré ne gagne
L'or d'un nouveau-né
La violence et la contrainte
Pour règles fallacieuses
Couteau d'innocence pour appât
Jeu pipé et captivant
Où l'on finit vomissant et suffocant
De la lumière
Et deux trois tours qui s'effondrent
On refait le manège
De la volonté
Et des mouches qui se collent aux plaies