
Quand on te déportait en HP, fallait enfiler un pyjama rayé, pour bien te signifier la dépersonnalisation induite par la dépossession de ton existence via quelque rature de Préfet spécialisé dans la collection d'images pédophiles. Puis direction la douche, y avait pas de gaz mais le rituel évoquait les trop fameuses putains d'heures sombres. Faut dire que quelques centaines de milliers d'internés avaient été exterminés pendant la seconde mondiale. Now on se contentait de tester diverses molécules, de te traiter en cobaye pour 0 euros avec aménité et respect. Piqûre dans le cul, langue immobilisée, regards de terreur, queues de chiens avides à l'heure des repas devant le réfectoire aux carreaux jaunes. Se familiariser avec un obèse mutique qui avait défoncé la porte du bureau de son patron à coups de hache quand tu t'étais contenté de poster une revue sataniste offerte par Marc-Louis Questenbaum à une cocaïnomane paranoïaque pour signifier ton dédain à l'égard d'une politique culturelle aux relents de pourriture à la Vergès demande un effort d'adaptation proche des circonvolutions serpentines.